C'est compliqué, quand même...
Je sais ce que Chéri a quitté, pour moi.
Quoi, il est parti pour moi, mais pas à cause de moi. Il ne l'aimait plus, depuis longtemps, et notre coup de foudre réciproque a été le déclic.
Je ne lui ai jamais demandé de la quitter, ça a été sa décision. Je ne lui ai jamais demandé de venir habiter avec moi à 1200 km de ses enfants, je ne lui ai jamais demandé d'acheter ici.
Evidemment, je suis contente de toutes ces décisions, mais si j'avais été mutée en lorraine, cela m'aurait tout à fait convenu aussi, tant que j'étais avec lui.
Cela a été très dur pour lui, de quitter ses enfants. Il s'attendait à sa réaction, il la connais bien, il savait qu'elle allait être hargneuse, qu'elle voudrait se venger.
Je sais très bien que c'est dur pour lui, de ne pas les voir, bien sur, mais aussi de ne pas avoir de nouvelles, jamais, il ne sait rien de leur vie, sauf le peu qu'elle met sur son blog, qu'il n'a pas le droit de lire, évidemment, car c'est sa vie privée à elle... (c'est moi qui le lit, pas lui -sourire).
Elle sait tout ou presque de notre vie, car il doit sans cesse se justifier de tout, si on vient chercher les enfants, pourquoi, s'il demande un arrangement, pourquoi, et quand les enfants sont avec nous, ils lui décrivent ce qu'ils font presque minute par minute... Mais quand lui appelle, ils n'ont jamais rien à lui dire.
Il ne me le dit pas, mais je sais qu'ils lui manquent souvent, même s'il ne les appelle qu'une fois tous les 15 jours.
Je sais tout ça, je sais ses sacrifices, et c'est pour ça que je n'ose pas lui dire que je souffre aussi de la situation.
C'est vrai, moi j'ai mes enfants, ça se passe très bien avec mon ex, je n'ai pas à me plaindre.
Et pourtant, j'ai du mal à supporter la manière dont elle nous traite. Quoi, elle le ferait entre adultes, je m'en fout, à vrai dire de comment elle nous appelle, si ça la soulage d'être grossière, tant mieux.
Non, ce que je ne supporte pas, c'est sa malhonnêteté, ses humeurs variables, sa haine et sa vengeance qui font qu'elle préfère impliquer ses propres enfants sans voir qu'ils ne vont pas bien. Et donc, devant les enfants, elle rabaisse constamment Chéri, en sa présence, et lui ne peut rien dire sinon c'est l'explosion assurée (larmes ou colère, suivant l'humeur). Quand elle lui parle de moi, c'est toujours en des termes grosiers ou vulgaires, toujours devant les enfants, évidemment.
Tous les efforts qu'il fait, c'est normal car elle est la victime, et ça ne compte jamais, il lui faut encore plus de choses, de l'argent en plus de la pension, les vacances comme ça l'arrange... c'est vrai, on arrive à négocier aussi, mais aux prix de quelles prises de tête, de colères, de soumissions...
Oui, il fait le dos rond pour que ce ne soit pas pire. Mais comment ça pourrait être pire ? Car malgré tous ses défauts, je ne la vois pas oser refuser de lui présenter les enfants. Elle a trop à perdre. Les voir moins ? Il a déjà le minimum prévu par le divorce. Il paye la pension plein pot, elle le rabaisse devant les enfants, les enfants sont puants quand ils sont avec nous au début (après ça passe par périodes),
non, je ne vois pas comment ça pourrait être pire.
Si au moins il lui disait. Elle est toujours persuadée qu'il est parti pour moi, et seulement pour ça.
(je suis donc super woman, puisqu'à moi toute seule, j'ai réussi à arracher à sa femme aimante et attentionné un mari amoureux).
Il ne lui a pas dit au départ, car elle était très mal, et il ne voulait pas lui rajouter encore plus de peine, ce que je comprend. mais maintenant qu'elle va mieux, il serait temps de lui dire, que s'il est parti, c'est parce qu'il n'était plus amoureux, et entre autre à cause d'elle....
Voilà, tout ça, je n'ose pas trop insister, mais ça me ronge...
Est-ce que quelqu'un aurait une solution ?
Commentaires