Avant, j'aimais beaucoup "Urgences"
Je n'en ratais pas un épisode, attendant la reprise de la saison avec impatience.
Cette année, ils l'ont mis tard le dimanche, en plus, un dimanche sur deux, Chéri n'est pas là, et comme on regarde à 2, j'ai commencé à enregistrer, puis on n'a pas eu le temps de regarder, puis je n'ai plus enregistré, puis...
Pourtant, j'étais fan...
Et là, début septembre ou fin aout, je ne sais plus, par hasard, je tombe sur "Grey's Anatomy"
LA révélation !
Encore mieux qu'Urgences ! Décapant, drôle, saignant, romatique, tout ce qu'on aime !
Bon, faut dire que je suis arrivée au moment où la jolie externe demande à son amant de docteur de signer les papiers du divorce d'avec sa femme docteur elle aussi. Et il hésite, et ne le fait pas. (bon, je résume à mort, hein).
Et donc, comment dire, la situation, tout ça, ça m'a interpellée ;-p
Bref, malgré l'heure de passage à la con (de 22h30 à minuit 15 le lundi), malgré le fait que je me lève à 5h30 le mardi, hé bien je n'en ai pas raté un depuis que j'ai commencé.
Et là, hier soir, ils l'ont enfin mis en prime !
Mais c'était les 3 derniers épisodes de la saison. La prochaine pas avant un an.
Comment je vais faire pour tenir ????
Complainte des joyeux drilles de la FSU
Octobre, le joyeux drille laisse sur son bureau son travail ébauché
Pour particper au premier CA de l'année
Puis travaille jusqu'à plus d'heure pour rattraper le temps « perdu »
Novembre, le joyeux drille laisse sur son bureau son travail ébauché
Pour particper au deuxième CA de l'année
Puis travaille jusqu'à plus d'heure pour rattraper le temps « perdu »
Décembre, le joyeux drille laisse sur son bureau son travail ébauché
Pour particper au troisième CA de l'année
Puis travaille jusqu'à plus d'heure pour rattraper le temps « perdu »
Comme le joyeux drille a le sens de la retenue, il ne vous oblige pas à lire cette litanie qui se répète 10 fois dans l'année ! Mais il vous offre quelques variations :
Quand le joyeux drille doit décider en urgence
De donner son accord pour la fusion du greta des landes
Avec plan social a la clef
Alors, oui, le joyeux drille fait triste figure
Quand le joyeux drille épluche les chiffres des budgets
Et essaie de comprendre le pourquoi et le comment
Alors, oui, le joyeux drille fait triste figure
Quand le joyeux drille vient tous les jours
Pour veiller au bon déroulement des évènements
Lors des journées de blocage du lycée
Alors, oui, le joyeux drille fait triste figure
Quand, après ces dix jours difficiles,
Il est convoqué à 8h du matin
Pour un CA extraordinaire qui n'avait pas lieu d'être
Alors, oui, le joyeux drille fait triste figure
Quand le joyeux drille, en pleine période de conseil de classes
Réussit à obtenir le retrait
Des conseils d'enseignements fixés le jour de pentecôte
Alors, oui, le joyeux drille fait triste figure
Et se sent bien las et fatigué (pour ceux qui n'auraient pas compris)
Et puis le joyeux drille regarde au dehors, il voit des enfants extraits de force de leurs classes pour être « reconduits » aux frontières, il voit le service public jeté à la décharge, il voit des jeunes au chômage.
Il regarde dans sa classe et il voit de plus en plus d'élèves, des programmes de plus en plus chargés, des élèves de moins en moins motivés, des collègues de moins en moins payés, des postes de moins en moins nombreux, des mutations de plus en plus difficiles.
Alors le joyeux drille essaie de gommer sa fatigue, sa lassitude, et il accepte de nouveau d'être candidat en espérant que toute son énergie ne sera pas dissipée en vain.
Voici venu le temps d'élire les délégués au Conseil d'Administration.
Je suis syndiquée, mais ne me présente pas. J'avoue que ça ferait vraiment trop dans mon emploi du temps surchargé. Mais je participe quand je peux, aux élections, aux grèves...
Cette "chanson-tract" a été écrite par mon collègue préféré, JB, enseignant en BEP electrotech.
Il montre combien c'est difficile de vouloir faire avancer les choses au milieu de l'égoisme ambiant, du dénigrement constant de l'éducation et des profs, etc...
Heureusement, ils sont quelques uns, comme lui, à continuer à croire qu'il faut agir encore et toujours, à ne pas compter leurs heures.
Je vous raconterai un jour comment se détermine le nombre de profs en lycée. C'est rigolo aussi :-/
Je viens de "rencontrer" un blog.
Un blog dont l'histoire m'a captivée, interpellée, à tel point que j'ai passé tous mon temps libre de ces trois derniers jours à le lire en entier, du début à la fin.
Je ne sais pas comment dire à quel point il m'a touchée. L'histoire résonne en moi, m'a émue, des fois aux larmes.
Je me suis tellement reconnue, mon histoire, à travers ces pages....
C'est bizarre, quand même.
Quand j'ai commencé mon blog, je parlais plan-plan, "aujourd'hui, j'ai fait ça, et ça..."
Puis petit à petit, j'ai parlé de choses plus "intimes", mais sans jamais enlever ce bouclier, cette maîtrise qui fait que je gère l'image que je veux montrer.
Oh, je ne ment pas, non, jamais, je ne sais pas faire (et ça m'a apporté pas mal d'ennuis, ça) mais je contrôle...
C'est comme dans la vie. Cela fait des années que je contrôle mes actes, mes paroles.... sauf depuis que j'ai rencontré Chéri, qui m'a réappris à être spontannée, à être moi-même.
Faut dire qu'ado, j'étais très timide, et j'ai traîné avec des groupes où le paraître importait plus que l'être. Puis j'ai rencontré mon ex-mari. Qui était tout le contraire de moi. Une carapace, jamais un sentiment plus haut que l'autre.... et qui n'aimait pas mes débordements. Là où justement je pensais pouvoir me "livrer", avec lui, ben je n'ai pas pu non plus, il ne comprenait pas...
Puis Chéri est arrivé.
Va falloir que je raconte tout ça, tiens :-)
Pourquoi je parle de ça ?
Ah, oui, pour dire mon évolution "blogistique". Petit à petit, je me mets à "dire" plus, à aller plus "profond".
Et cette lecture m'a tellement touchée. Des mots que j'aurais pu dire, que j'aurais aimé savoir écrire. Des sentiments que je connais tellement...
J'en suis encore émue, de cette plongée là...
Alors, ce week end, Chéri et moi même somme montés zà la capitale.
Pas pour faire le touriste, non, ni du shopping, oulala !
Pour INSTRUIRE !
Car oui, les pov' parisiens ont besoin d'instruction !
Nous étions donc conviés afin de tenir un stand tout le samedi et le dimanche pour expliquer la fabrication de cette boisson millénaire qu'est la bière.
C'était dans le 94, pendant une manifestation autour de la brasserie artisanales, on a rencontré plein de copains d'autres assoc', plein de copains brasseurs, on a fait de nouvelles connaissances, on a bien rigolé, on a bien picolé dégusté avec Maud et Ration (quoi, ils ont pas pu venir tout le week end ;-p), on a peu dormi, on a bien mangé...
Seul hic : notre stand était à côté des baffles, et la municipalité a trouvé bien de faire venir des groupes de bruit musique TOUT le week end. Pas une pause !
Bref, le manque de sommeil et le bruit aidant, on a la tête comme ça.
On a démonté le stand hier soir à 19h, le temps de tout faire rentrer dans la clio (deux bac en alu, trois popotes dont une en cuivre de 70 litres, un moulin a malt, deux bonbonnes de gaz, une valise de journaux, prospectus, une table, et trois personnes ! finalement, c'est grand, une clio !)
Ensuite on a été faire le tour pour aider a finir les fûts dire au revoir, et hop, direction la gare.
Train à 23h, arrivée 7h20, récupérage des monstres à 7h40, maison, tidej rapide, les monstres à l'école, Chéri au boulot et moi dans le coma.
A que voila donc un lundi bien rempli !
Je reviens dès que je suis réveillée ;-D
Commentaires