Commentaires

Samedi 15 décembre 2007
jeter des mots en vrac pour essayer d'apaiser un peu...

J'aurais voulu

- ne pas être enceinte pour aller avec toi à ces trois jours de fête
- que tu restes avec moi au lieu d'aller à cette fête
- ne pas avoir à me coucher toute seule trois soirs de suite
- ne plus avoir cette sciatique qui me scie les reins et les fesses le soir
- ne plus avoir ces douleurs alors que mes autres grossesses se passaient super bien du début à la fin
- ne plus être si fatiguée
- avoir meilleur caractère en ce moment, être de meilleure humeur
- que ton patron ne te rappelle pas pour bosser une semaine
- que tu aies appellé plus tôt machin pour le cumulus au lieu du dernier moment où tu ne peux plus rien faire
- que tu sois plus présent et moins fatigué le soir
- que les travaux avancent plus vite
- ne pas stresser ni paniquer de voir qu'à deux mois d'accoucher bébé n'a toujours pas sa chambre
- avoir plus de courage pour faire tout ce qu'il y a à faire (à ma portée) dans la maison
- être plus patiente avec les enfants

Seulement voilà

Je suis enceinte jusqu'aux yeux, et même si je t'ai accompagné un soir, je n'ai pas profité de la fête, et je ne peux et ne veux pas t'accompagner les autres soirs. Mais je ne veux pas non plus être comme Lex qui t'interdisait tout, alors je te laisse y aller parce que ça te fait plaisir. Et même si je déprime le soir d'être toute seule, je préfère plutôt que de te "forcer" à rester avec moi à contre coeur.

C'est ma troisième grossesse, je suis plus vieille (bouhouhouhou), je supporte moins bien la tension et la fatigue, alors ben banco, sciatique et mal de rein. Et fatigue car je dors mal... Tant pis, prendre son mal en patience... même si mon caractère en pâtit...

Ton patron a rappelé, et au lieu de finir le cumulus à la maison, tu vas bosser une semaine. C'est bien, c'est qu'il apprécie ton boulot, et comme tu aimerais être embauché chez lui, c'est normal de ne pas dire non. Seulement les travaux n'avancent pas, je panique à l'idée qu'on n'y arrivera pas avant que j'accouche, et même si je ne te le dis pas beaucoup, ça me fait réellement stresser cette montagne de travail et tous ces impératifs qui nous empêchent d'avancer...

Je ne peux plus faire du gros bricolage à la maison, mais j'ai quand même beaucoup de boulot de rangement, classement... seulement voilà, je suis épuisée, moralement et physiquement, et je n'y arrive pas.  Alors je m'en veux, alors je stresse, et ça rejaillit sur tout le monde, et surtout sur mes bébés, qui sont certes aussi chiants que des enfants frères et soeurs de leur âge, mais tout de même drôlement mignons quand même... Et toi, qui bosses, un boulot physique, qui est fatigué le soir, c'est normal, et je ne suis pas là pour toi, trop fatiguée aussi, quelle belle paire on fait...

Y'a pas de solutions, y'a pas de choix, il faut faire avec tout ça, entre ce qu'on aurait voulu et ce qui est, gérer ses doutes et ses contradictions, faire au mieux...
par eddie publié dans : triturage de neurones
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Mercredi 10 octobre 2007
Merci pour tous vos petits mots.
J'essaierai d'y répondre d'ici la fin de semaine.

Je crois que j'ai eu besoin d'aller vraiment mal, de mettre les mots dessus, d'aller jusqu'à l'épuisement...
J'ai gratté mes plaies, comme l'a suggeré Sigmund'sDad, ça défoule un peu, c'est vrai, de se centrer sur soi, son nombril et sa peine...
Pourquoi faut-il que j'arrive toujours au plus mal pour ensuite aller mieux ? Je ne sais pas. Je suis contente d'aller mieux, mais c'est quand même épuisant, à la fin..

J'ai donc pris le taureau par les cornes. Ma maison me sortait par les yeux, les travaux n'avancent pas, je déprime de ne pas avoir le solaire installé, etc...
J'ai décidé que je n'y pouvais pas grand chose.
A part pour la maison, et j'ai donc commencé un grand ménage.

Je ne sais plus qui avait dit sur son bloug que pour être bien dans sa tête, il fallait aussi être bien chez soi ?
En tout cas, ça a l'air d'être vrai... après une journée à ranger, nettoyer, ça va mieux.

Les enfants aussi sont mis à contribution, et même si en ce doux jour de mercredi je crie encore un peu, ça va mieux.

Et puis une grande discussion avec Chéri hier soir, et le moral remonte doucement...
par eddie publié dans : triturage de neurones
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Lundi 8 octobre 2007
Confronter ses rêves à la réalité
Confronter les promesses à l’engluement du quotidien
Faire le deuil de ses illusions et espoirs
Se rendre compte que quoi qu’il arrive, on est seul face à ses désillusions
Réaliser que plus on fait d’efforts, plus ça paraît normal et moins les autres s’en rendent compte
Etre ce qu’on attend en niant ce qu’on voudrait
Donner l’image qu’on attend de nous, ou qu’on croit que les autres attendent ?
Tirer sur la corde jusqu’à épuisement, jusqu’à ce que le vernis craque
Et puis la fatigue
La fatigue physique
La fatigue morale
Fatiguée
Tellement fatiguée
par eddie publié dans : triturage de neurones
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Humeurs

fatiguée...
 

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