"imaginez une lettre où vous expliquez votre rupture"
Copie n°1 : gentil
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V,
Voici enfin la lettre qui va, je l'espère, t'expliquer un peu plus les raisons de mon départ.
Oui, tout ce que je t'ai déjà dit est vrai, je ne t'ai pas menti, mais je ne t'ai pas tout dit non plus, de peur de te faire encore plus de mal.
Ce qui va suivre ne sont pas des reproches, juste une tentative d'explication.
Je sais, j'aurais dû tout te dire dès le départ, mais je t'ai déjà fait tellement de mal en partant que je n'ai pas voulu en rajouter. Et puis, petit à petit, j'ai réfléchi, je me suis dit que le doute peut être encore pire que la vérité, que de ne pas savoir, d'imaginer, est terrible.
j'ai vu tes réactions, depuis que je ne suis plus là, et je pense qu'il faut maintenant que je prenne mon courage à deux mains pour t'expliquer. Tu ne vas certainement pas aimer ce qui va suivre, mais il faut que je te dise.
Oui, c'est vrai, je suis parti pour elle. C'est vrai que je suis tombé amoureux d'elle. Tout ce que je t'ai dit est vrai : on s'est rencontrés par hasard la première fois en février 2005, au salon. Elle était avec son mari, on n'a parlé que quelques minutes et plus rien. On a ensuite correspondu sur le forum pour des raisons tout à fait honorables, elle aussi organisait un salon et j'ai proposé de l'aider. Au bout de quelques semaines, on a commencer à parler un peu plus de notre vie privée... Puis on s'est téléphoné, un peu, puis régulièrement, et tout ça sans se voir. On est tombés amoureux sans s'être réellement vus. La seule fois où on s'est vus, tu le sais, c'est en aout, dans le jura, où il a failli se passer quelque chose, mais au dernier moment on a eu peur. Et puis fin aout, tu as tout découvert, et tout s'est enchaîné très vite.
Oui, je suis parti pour elle.
Mais pas seulement.
Je crois que cela fait trop longtemps qu'il n'y a plus de passion entre nous. De l'affection, de la tendresse, oui, même encore maintenant, mais de l'amour, je ne crois pas. Tu n'étais pas heureuse dans la vie, tu me le repprochais assez souvent, tu n'avais pas choisi cette vie là...
Tu n'aimais pas ma famille, je m'étais même coupé de mes parents et mes frères et soeurs pour toi. Tu n'aimais pas non plus mes amis, ne voulais pratiquement jamais sortir les voir, ou les reçevoir... Tu n'aimais pas mes passions, tu avais les tiennes, qui te prenaient beaucoup de temps.
J'ai accepté de me couper des miens, de ne pratiquement plus sortir, je n'ai pas laché prise sur mes passions, mais je l'avoue, je m'en rend compte maintenant, je ne devais pas être heureux non plus... Pas malheureux, non, mais nous n'avions plus grand chose en commun, à part nos deux loulous que nous aimons aussi fort l'un que l'autre.
Tu ne voulais pas entendre parler de mes rêves, pas assez d'argent, mais on pouvais au moins rêver ! Quand tu disais ne pas aimer ton boulot, je te poussais à reprendre tes études, mais tu n’en a jamais rien fait…
Je crois qu’on était malheureux sans s’en rendre compte, nous nous engueulions souvent, parfois on ne se parlait plus pendant des jours, même les enfants en souffraient.
Je crois que tout cela a fini par me peser. Je ne cherchais pas à voir ailleurs, je ne voulais pas partir, je ne cherchais pas à te tromper, je pense que je ne l’aurais jamais regardée si j’avais été pleinement heureux…
Alors oui, il y a les enfants, oui ils souffrent, c’est vrai, en partie de ma faute. Mais si on arrive à être assez adultes pour ne pas se déchirer, pour ne pas essayer de se venger à travers eux, alors ils arriveront à supporter tant bien que mal cette nouvelle situation.
Je sais que c’est difficile pour toi pour l’instant, je sais que tu es passée par des moments de haine envers moi, je ne voulais pas te faire de mal, on était en train de se perdre tous les deux.
Je sais que cette lettre va te faire mal, te mettre en colère, tes proches t’avaient déjà si bien persuadée de ta position de femme parfaite victime d’un salaud…
Mais je sais aussi que tu vas rebondir, tu n'est pas femme à te laisser aller.
Puisse cette situation difficile te permettre de faire ce que tu voulais de ta vie.
Lorsque la tempête sera apaisée, quand l’orage sera passé, que les nuages se seront dissipé, alors peut-être que nous pourrons à nouveau discuter sereinement.
M





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