Mercredi 30 août 2006
Suite à l'article de Sev, j'avais envie d'étudier un petit peu plus mon cas particulier préféré et de chercher une explication scientifique à son comportement aigri au possible ;-p
Aaaaalors, pour devenir un champion du monde de l'aigreur, comment qu'c'est-y qu'on fait ?
- Tout d'abord, il faut des parents qui vous persuadent dès votre plus jeune âge que vous êtes parfaite, et que personne (à part votre soeur qui est parfaite aussi) ne vous arrive à la cheville.
- Forte de cette idée, vous ne comprenez pas pourquoi vos camarades de classe, forcément inférieurs, ne l'entendent pas de cette oreille, refusent de vous obéir en tout, voire même vous contredisent ou pire encore, se moquent de vous.
- Vos parents vous donnent tout ce que vous désirez. Comme en plus vous êtes parfaite, vous parvenez à la conclusion qu'il est normal d'avoir tout.
- Vous faites de bonnes études, littéraires, avec une option russe vous permettant d'éviter de cotoyer la plèbe et le petit peuple. Ceci vous conforte encore plus de votre supériorité.
- Vous voulez enseigner, vous passez les concours, mais les ratez. De plus, vous devez travailler pour payer vos études, aie ! Vous commencez à entrevoir que la vie n'est pas toute rose. Première désillusion.
- Vous n'aimez pas travailler en plus des études, vous passez plein de concours pour être fonctionnaire, et réussisez le "pire", celui des impots, votre vie professionnelle est ratée, ce n'est pas ce que vous vouliez faire, mais vous ne tenterez plus rien d'autre.
- Vous avez un petit ami qui vous aime, vous passe tout : vous reprenez confiance en vous, vous êtes bien supérieure.
- Votre petit ami accepte de se couper de sa famille, se marie, vous avez des enfants, mais il commence à s'éloigner, à étouffer.
- Votre famille vous confirme que vous êtes parfaite, que vous n'avez rien à vous reprocher, que c'est lui qui a un problème. Forte de cette conviction, vous ne faites aucun effort pour essayer de le comprendre, au contraire, vous l'accablez de reproches.
- Vous n'avez pas d'amis (dans la vraie vie) à part votre soeur, car les amis, ca peut trahir et ce n'est pas parfait. Par contre, vous avez une pléiade de super copines sur votre blog, qui vous disent tous les jours combien vous êtes douée dans vos ouvrages.
- Votre mari vous quite, vous n'avez rien vu venir, vous vous sentez trahie, et surtout, vous ne supportez pas l'échec de votre vie privée. Il part vivre avec une autre, la coupable est donc toute trouvée : c'est la morue !
- Votre famille vous confirme que vous étiez une épouse modèle et une mère parfaite. c'est donc lui le salaud, il va payer.
On pourrait continuer longtemps comme ça, hein ;-)
Toutes les conditions sont donc réunies pour être aigrie.
Maintenant, faudrait trouver l'antidote ?
Mais j'ai peur que ce soit très difficile !
Aaaaalors, pour devenir un champion du monde de l'aigreur, comment qu'c'est-y qu'on fait ?
- Tout d'abord, il faut des parents qui vous persuadent dès votre plus jeune âge que vous êtes parfaite, et que personne (à part votre soeur qui est parfaite aussi) ne vous arrive à la cheville.
- Forte de cette idée, vous ne comprenez pas pourquoi vos camarades de classe, forcément inférieurs, ne l'entendent pas de cette oreille, refusent de vous obéir en tout, voire même vous contredisent ou pire encore, se moquent de vous.
- Vos parents vous donnent tout ce que vous désirez. Comme en plus vous êtes parfaite, vous parvenez à la conclusion qu'il est normal d'avoir tout.
- Vous faites de bonnes études, littéraires, avec une option russe vous permettant d'éviter de cotoyer la plèbe et le petit peuple. Ceci vous conforte encore plus de votre supériorité.
- Vous voulez enseigner, vous passez les concours, mais les ratez. De plus, vous devez travailler pour payer vos études, aie ! Vous commencez à entrevoir que la vie n'est pas toute rose. Première désillusion.
- Vous n'aimez pas travailler en plus des études, vous passez plein de concours pour être fonctionnaire, et réussisez le "pire", celui des impots, votre vie professionnelle est ratée, ce n'est pas ce que vous vouliez faire, mais vous ne tenterez plus rien d'autre.
- Vous avez un petit ami qui vous aime, vous passe tout : vous reprenez confiance en vous, vous êtes bien supérieure.
- Votre petit ami accepte de se couper de sa famille, se marie, vous avez des enfants, mais il commence à s'éloigner, à étouffer.
- Votre famille vous confirme que vous êtes parfaite, que vous n'avez rien à vous reprocher, que c'est lui qui a un problème. Forte de cette conviction, vous ne faites aucun effort pour essayer de le comprendre, au contraire, vous l'accablez de reproches.
- Vous n'avez pas d'amis (dans la vraie vie) à part votre soeur, car les amis, ca peut trahir et ce n'est pas parfait. Par contre, vous avez une pléiade de super copines sur votre blog, qui vous disent tous les jours combien vous êtes douée dans vos ouvrages.
- Votre mari vous quite, vous n'avez rien vu venir, vous vous sentez trahie, et surtout, vous ne supportez pas l'échec de votre vie privée. Il part vivre avec une autre, la coupable est donc toute trouvée : c'est la morue !
- Votre famille vous confirme que vous étiez une épouse modèle et une mère parfaite. c'est donc lui le salaud, il va payer.
On pourrait continuer longtemps comme ça, hein ;-)
Toutes les conditions sont donc réunies pour être aigrie.
Maintenant, faudrait trouver l'antidote ?
Mais j'ai peur que ce soit très difficile !














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