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Mardi 30 mai 2006

Ou l'on utilise le vieux subterfuge du questionnaire de Proust Mââme Laflote quand on n'a rien écrit depuis un moment :

1) Quel est le premier mot qui vous passe par la tête, commençant par la lettre "a" et se terminant par un "e" (si vous ne trouvez pas : quel est le premier mot qui vous vient sans aucune difficulté) ?

amoureuse

2) Quelle est la deuxième couleur que vous voyez lorsque vous regardez à gauche de votre écran en fermant l'oeil droit ? Imaginez la première ligne d'un début de roman avec cette couleur (une phrase seulement).

Bleu.

Le ciel était bleu, bleu comme ses yeux lorsqu’elle le lorgnait à travers sa dentelle de veuve joyeuse toute accroupounée.

3) Selon vous, que signifie "accroupouner la dentelle pour lorgner à rebours" ?

C’est du patois bas poitevin, limite sud-est de la charente. Cela vient des dentelles sur la coiffe des veuves, lorsqu’elles se penchaient sur la tombe de leur défunt mari marin : si la dentelle était trop sombre, elles ne pouvaient pas voir, il fallait donc élargir les trous pour voir lorsqu’elles se relevaient et éviter qu’elles ne tombent dans la fosse.

4) Prenez votre signe zodiacal, la marque de votre ordinateur et votre couleur d'yeux. Ca donnerait quel type de conseil pour un marin qui s'en irait faire le tour du monde ?

Vierge Medion bleu-gris

Pour Fisher, Dogger, German et Humber, zones vierge de toute Alysée, mais attention, risque de Lorie sur la zone Médion, entre atlantique nord et pacifique Sud. Shetland, Ouest Ecosse et nord Irlande, vent frais et ciel gris bleu, mettre les bières à l’abris.

5) Vous vous trouvez au restaurant. Le serveur (la serveuse), épaté(e) par votre allure, vous demande de commander ce que vous voulez... le tout gratuitement ! Quelle commande irréalisable passez-vous ?

un pâté de cerf en gélatine mariné à la Cuvée de l’empereur, un magret de saumon grillé avec une sauce Cantillon Vigneronne, des petits légumes frais du jardin grillés et déglacés à la Boc’Age. Un fromage brebis/vache affiné à la Margoutie ambrée. Une glace à la Janicol.

(je vous ai dit que j’aimais la bière ?)

6) Que dire à un type qui chavire d'amour en regardant l'horizon ?

Mets un gilet de sauvetage. Mon amour.

7) Imaginez une description détaillée à la Flaubert (c'est-à-dire avec de nombreux détails) d'un vêtement que vous portez à l'instant ou d'un objet qui se trouverait à portée de main.

Il est de couleur terne. Sa forme archaique et rude en fait un objet inerte peu agréable à regarder. Le bras replié en position repos lui donne un air désespéré, comme la tête baissée sur un corps trop lourd. La fragilité empêche de le remuer, son dos translucide donne un effet loupe lorsqu’on le regarde de trop près. Il a quelques boutons sur le côté, qui lui donnent un faux air de technologie. Mais son rival à côté de lui, anihile toute volonté d’essayer de plaire à nouveau. Il n’est là que par habitude. En effet, à côté d’un vidéo projecteur flambant neuf, quelle peut être l’espoir d’être à nouveau utilisé pour un vieux rétroprojecteur ?

(je ne suis pas dans ma salle habituelle, hein, chez moi, on n’a pas de vidéo projecteur attitré !)

8) Vos cinq mots d'amour préférés en verlan ?

Nan, le verlan, c’est mal, je viens de voir la chanson de bachelet " l’amour en verlan ", et ca degoute a vie de tout mot de verlan !

9) Y a-t-il en ce moment quelque chose d'écrit sur un vêtement que vous portez ? Lequel ?

toque-y si gauses (un bonbon carotte-céleri à qui trouve d’ou ca vient !)

10) Si l'on vous donne trois tomates, du sel, de la crème, du comté, du vin blanc de Savoie, des oignons et du jambon de Parme, quel petit plat préparez-vous pour un repas impromptu ?

  1. 1- Se servir un verre de blanc.
  2. 2- Ouvrir le pot de creme
  3. 3- Regouter le vin voir s’il n’est pas chambré
  4. 4- Désosser le jambon de parme
  5. 5- Finir le verre de blanc
  6. 6- Le jambon n’avait pas d’os, le truc dur, c’était la table
  7. 7- Vérifier la température du vin en le goutant
  8. 8- Eplucher les oignons
  9. 9- Se couper un doigt car on n’y voit plus rien à cause des larmes.
  10. 10- Cautériser la plaie au vin blanc, boire le trop plein pour pas gacher.
  11. 11- Confondre les tomates avec des oeufs et essayer de les faire frire à la poelle avec le comté.
  12. 12- Boire une grande rasade de vin blanc pour se remettre de l’odeur de cramé dans la cuisine.
  13. 13- Mettre le jambon dans la creme fraiche. Se rendre compte qu’il est plein de morceaux de bois de la table.
  14. 14- Finir la bouteille de vin pour oublier, tout jeter dans la poubelle et ouvrir les fenetres pour essayer de faire partir l’odeur.
  15. 15- Aller au restaurant de manière impromptue et commander une salade de tomates au dés de comté et de jambon de Bayonne, avec une sauce crème fraiche-oignons-herbes aromatiques-vin blanc.

11) Quels mots trouver pour faire l'éloge de la paresse ?

ZZZZZzzzzzZZZZZzzzzzz

12) Citez le dernier livre que vous avez lu et le dernier film que vous avez vu, en mêlant les mots de façon à produire deux titres originaux.

Ben, euh, le dernier VRAI livre et le dernier VRAI film ? Parce que je ne me souviens plus… sinon, j’ai lu Harry Potter et j’ai vu Bambi 2, le retour de la vangeance… :-(

13) La question 13 vous fait-elle peur ? Pourquoi ? Imaginez une question qui flanque la trouille.

Même pas peur, de toute façon, il ne faut pas être superstitieux, ca porte malheur !

" vous avez le choix au deuxième tour entre Sarkozy et Villepin, pour lequel votez vous ? "

14) De quelle couleur devrait être la prochaine déclaration d'impôts ?

euh… ca change quoi, la couleur ? Perso, je suis contente de payer des impots, et même que j’aimerai devoir être imposable sur la grande fortune, d’abord !

15) Racontez une loufoquerie que vous auriez aimé faire si vous aviez osé ?

Venir en cours en jupe, raconter des blagues à mes élèves et les inviter à un pique nique au bord du lac au lieu de se taper ces p**** de dernières heures de cours où plus personne ne travaille !

16) Quelle musique entendez-vous en ce moment (ou aimeriez-vous entendre)?

Le doux bruissement des blablas de mes élèves à trois jours des arrêts des cours… comment ça, c’est pas de la musique ?

Sinon, j’aime bien la variété-rock-nouvelle chanson française en ce moment.

17) Citez un homme dont le prénom est Alain et une femme dont le prénom est Danielle.

Alain Bashung, Danielle Darrieux

18) Monsieur et Madame "ça m'gratte quand je dors à cause des couvertures" ont une fille. Quel est son prénom ?

" Jaylaporougkar ", c'est un prénom hongrois, le premier au top 2 des prénoms 1896.

19) Trouvez-vous que ce questionnaire est trop long ? Quelle question avez-vous préféré ?

non. J’aime tout.

20) Fermez les yeux et tapez 10 lettres sur votre clavier. Qu'est-ce que ça donne ?

bepgkenxit. Mais j’ai du mal à voir l’interêt de la chose ?

par eddie publié dans : chabadoua
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Vendredi 26 mai 2006
"C'est aujourd'hui dimaaaancheuh, pour ma jolie mamaaaaan, voici des rôses blaaaancheus, toi qui les aimeuuuuh tant"

Ou on retombe en enfance le temps d'un week end.

Non mais c'estvrai, quoi, faut pas être normal pour s'ébahir devant un chapeau en papier maché avec des fleurs en papiers qui fait cache pot pour une plante grasse, ou un tableau de peinture entièrement jaune dont les motifs sont grattés à la fourchette, jaune sur jaune !

hé ben , une fois par an (officiellement, mais sinon, c'est devant chaque gribouilli), je suis gaga des si mignons cadeaux de mes chéris d'amour (ça change de "monstres", mais c'est qu'une fois par an !) Et puis leur fierté à réciter la poésie ! c'est trop mignon !

ca y est, je dégouline d'avance :-)

Sinon, pour ma moman à moi, et pour celle de Chéri aussi, j'ai bricolé vite fait hier après midi un petit album scrap réunissant la petite famille recomposée.
Celui là, c'est pour la moman de chéri, puisqu'on va la voir ce week end. Pour ma moman à moa, je le ferai dans la semaine, elle vient voir ses petits nenfants chéris le week end prochain :-)




Photo de chéri petit. Pour ma moman, ce sera une photo de moi ;-)


On est-y pas mimi ?


Les 4 monstres, tranquilles, un miracle à lui tout seul !


Ouragan, l'aîné des 4, le grand de chéri


Tourbillon, le troisième, le cadet de chéri


Buldozer, mon ainé, le deuxième


la petite dernière, martyrisée par les garçons, Tornade (faut pas croire, elle a du caractère ! ;-)) )


Ca, c'est le clin d'oeil qui va faire craquer ma moman ! :-)))


Bon week end à toutes zet tous, plus d'ordi jusqu'à lundi soir !
par eddie publié dans : Loisirs et décoration
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Jeudi 25 mai 2006
Ou l'on se rend compte que le progrès ne fait pas tout

Avant hier, il est arrivé un truc dingue ! Je n'arrive même plus à me rappeler la dernière fois que c'était déjà arrivé avant, c'est pour dire !
Tout avait commencé normalement, pourtant, une journée normale comme les autres : lever, tidej, douche, lever des monstres, garderie, route jusqu'au lycée, fin de journée, retour, etc... Rien ne pouvait laisser penser que cette journée allait être tellement différente !
En rentrant, Chéri était déjà là, il avait été cherché les enfants, avait fait faire les devoirs à Buldozer, tout allait bien.
On a préparé le repas, il était déjà assez tard, on a mangé, du banal, quoi !
Pyjama, les dents, les enfants au lit, enfin seuls et tranquilles, jusque là, tout était normal.
Et c'est là que tout a basculé !
Je n'ose même pas le dire...
On n'a pas allumé l'ordinateur
De l'écrire, même, ça fait bizarre ! Une soirée sans ordinateur ! Pire, même pas devant la télé ! On est allés se coucher car on était fatigués...
Non mais où va-t-on si on ne fait même plus d'efforts, je vous le demande ! :-D

Et hier, pourquoi aucun billet non plus ?
Ah, ben hier, c'est plus facile, hier, c'était la nouvelle recherche de la star académy, voyons ! J'avoue que j'ai un faible pour la tortue, j'adore comme qu'il chante que ça arrache trop sa race... le pire, c'est que c'est la première fois que je regarde ça ! Je n'ai suivi aucune autre saison !
Mebon, on ne peut pas être parfait non plus, hein :-))

Allez, aujourd'huin journée bricolage, rangement, tondage de jardin, repassage, enfin, si on y arrive, hein, il faudrait au moins 10 jours fériés à la suite pour venir à bout de la montagne de linge à repasser !
Allez, haut les coeurs !
par eddie publié dans : chabadoua
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Lundi 22 mai 2006
Quand Chéri a décidé d'emménager chez nous, début janvier,  j'ai décidé de lui faire un petit cadeau de bienvenue. Je sais, ça date, mais ça fait un moment que je voulais montrer ça !

Doncques, un achat chez Cultura. Le bois aggloméré n'était pas super joli, et peindre bêtement, ben non, alors j'ai enduit de colle puis saupoudré de sable fin (en gris sur la photo).



Puis peinture acrylique à l'éponge (première fois que j'essaie, je me suis bien amusée)



Premier essai de décoration avec des scrapbidules



Ecriture des noms au pochoir, en haut en bleu pour Chéri et ses enfants, en bas en vert pour moi et mes monstres.



Les noms et la déco. Le fourquet et le houblon, je les ai bidouillés avec de la pate fimo.



Voila, c'est suspendu dans le salon, Chéri était tout ému (vive zému).
En haut, dans les petits cadres, on voit pas bien, mais y'a Chéri et moi, puis mes monstres, puis mes monstres et moi, puis les monstrachéri, puis Chéri et ses monstres.



Vala, je m'amusais du temps ou j'en avais (du temps !) :-)
par eddie publié dans : Loisirs et décoration
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Dimanche 21 mai 2006

Ou l'on parlait d'héroïsme.


Ce matin, lever tranquille.


Les enfants ont le droit de manger des céréales devant un dessin animé, je paresse webeusement, bref, nous ne doutons pas que d'un instant à l'autre, notre matinée va tomber dans l'horreur.


En effet, nul ne se doute que nous sommes seuls, Chéri est parti en mission child-viewing dans l'anonymat, afin que les voisins ne sachent pas que nous sommes une cible facile, une -hum-faible femme et ses deux jeunes enfants.


Bref, nous vaquons gentiment à nos occupations dimanchesques. Quand tout à coup, nous basculons dans l'incommensurable. Elle est là, devant nous, menaçante. La bave aux bords des lèvres, prête à nous sauter à la gorge.


Mon sang ne fait qu'un tour. Je dois protéger mes enfants, la chair de ma chair, le sang de mon sang, je pense à leur vie, tout ce dont je rêvais pour eux, tout ce que nous avons investi, les milliards de couches, les futures études, la retraite qu'ils vont nous payer, je pense au besoin de croissance démographique de la Frrrrance, bref, en une pico seconde, tout défile devant mes yeux, et je décide d'agir.


Mes chéris ne se sont pas rendus compte de la dangerosité de la situation, ils n'ont pas vu la BETE. Je dois les mettre à l'abris discrètement, sans qu'elle ne puisse les attaquer. Je leur propose donc de jouer à cache-cache derrière le fauteuil. Ouf, ils sont en partie à l'abri.
Je dois donc maintenant affronter seule la CHOSE. Vite, me rappeler des instructions de Chéri, à toute vitesse, ses recommandations. Bon sang, pourquoi n'ai-je pas été plus studieuse ? Si jamais j'en réchappe, je promet de mieux écouter ses conseils.


je contourne le Monstre, le défiant du regard. Personne à appeler, le dimanche, tout le monde reste chez soi et l'Atrocité a bouffé les fils de téléphone. Je dois me débrouiller seule.
N'écoutant que mon courage, je me muni d'un couteau de boucher et tente de surprendre l'Abomination. Elle se débat, essaie de m'attraper avec ses crocs immenses, je tente d'esquiver, aie ! ce n'est qu'une égratignure, je continue à me battre, je n'ai plus le choix, je dois le faire jusqu'au bout.


je me rend compte que j'ai un avantage : la bête répugnante est affaiblie par la faim, c'est pour ça qu'elle est rentrée chez nous. Je décide donc de la fatiguer, et la tactique fonctionne.


L'Innomable faiblit, ses gestes sont plus lents, elle esquive moins bien, et enfin, dans un dernier sursaut pour essayer de m'égorger, elle découvre son abdomen, son point sensible, les cours de Chéri me reviennent ! D'un geste précis, je plante le couteau. La bête a un long hurlement qui terrorise les petits. Elle agonise mais est encore dangereuse, ses pattes s'agitent et elle peut blesser en griffant, je maintiens les enfants loin de sa portée.


Elle a enfin fini de bouger, son corps n'est plus qu'un grand tas chitineux et velu.
je profite du dimanche matin brumeux, du célèbre brouillard béarnais, pour l'enterrer discrètement au fond du jardin.


Maintenant, m'occuper des enfants, qui ne se sont finalement pas rendu compte du danger, et réclament encore des céréales.


Vivement que Chéri revienne !

 

par eddie publié dans : chabadoua
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Samedi 20 mai 2006
Ou on fait un petit intermède verdure, ca fait du bien, c'est bon à manger, c'est joli.

Doncques, il y a quelques temps, Chéri et les enfants ont planté un mini jardin aromatique. Il a bien poussé, et voici ce que ça donne :

D'un côté



de l'autre



Et il y a quelques jours, Chéri s'est échiné à faire un potager, nous y avons enfin planté quelque chose : des tomates, concombres, piments, poivrons, courgettes, aubergines. Ceci, pour la première moitié plantable, hein ! Pour l'autre moitié, on a encore des oignons, des échalottes, et plein de graines.


Et que personne ne fasse de remarques sur l'état tchernobylesque de la pelouse ! Merci :-)

Je vais aller manger ma salade aux herbes aromatiques, moi... miam :-)
par eddie publié dans : jardin et bricolages
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Vendredi 19 mai 2006
Apres avoir bien plombé l’ambiance hier, voici un petit sujet plus léger :

De l’utilisation du moustachu en short pour les renseignements.

Il était une fois, une super invention qui permis aux éleveurs de pigeons de délocaliser leur production, de licencier le personnel et de faire des économies sur les graines : le téléphone.

Bon, au début, tout allait bien. Le président avait le numéro 1 et l’inventeur le numéro 2, c’était facile pour retenir le numéro, et on savait toujours qui appelait.

Puis, petit à petit, le nombre de riches d’heureux propriétaires a augmenté, et les numéros se sont complexifiés. Il a été décidé de faire une séparation par région, puis département, puis de donner plusieurs numéros, je me souviens encore des numéros à 8 chiffres, je suppose que ceux à 6 ne sont pas si loins que ça…et maintenant, on en est à 10 chiffres.

Il est donc arrivé qu’on cherche des fois le numéro de mââme Michu, ou de la boucherie des sports ou du café sanzo. Il s’est donc trouvé quelqu’un, une fois que le 22 à Annières ait été aussi délocalisé et remplacé par des standards électroniques sans âmes qui ne disent même pas bonjour, pour penser à créer un numéro de renseignements.

Le 12 était né (s’il y en a eu avant, merci de me le faire savoir, que je me couche moins ignorante).

Service public oblige, il était gratuit. Sisi, le téléphone a un jour été public ! Le technicien se déplaçait gratuitement, la ligne était ouverte gratuitement (sisi, ne vous évanouissez pas, ca a existé, la gratuité !).
Bref, le 12 était gratuit.

Un jour, il s’est trouvé un petit malin, peut-être au gouvernement, pour dire : le 12 est gratuit, mais ca coûte des sous, c’est pas rentable, il faut faire payer. Heureusement, ces temps reculé, la notion de service public était quand même encore bien ancrée, il a donc été décidé de faire payer au bout de 3 minutes, un prix forfaitaire de 1 franc (15 centimes d’euros).

Petit à petit, le prix de la communication est passée à 3 francs, le service public ayant de moins en moins bonne presse, et le troupeau d’usagers s’habituant peu à peu à payer pour tout, ne se souvenant plus que c’était gratuit, au temps de la préhistoire.

Il y a eu, paraît-il, d’autres numéros de renseignements, probablement dûs à l’apparition des portables, mais le 12 est resté ancré dans la mémoire collective.

Mais bon, faut dire ce qui est, avec internet, le nombre d’opérateurs, toussa, y’avait un gros magot à se faire, et puis que voulez vous ma bonne dame, la libre concurrence, c’est bon pour le cochon de payant consommateur, n’est ce pas, notre gouvernement préféré actuel tous les gouvernements nous le disent depuis des années.


Doncques sont apparus sous nos yeux ébahis, deux sportifs moustachus en short rouges se déhanchants sur une musique entraînante, une mamie dirigeant une chorale, des indépendantistes corses qui cherchent une crèperie bretonne, bref, tout un tas de super pubs vantant des 118 xxx.

C’est joli, c’est beau, c’est entraînant, ca donne envie de chercher un renseignement. Bon, évidemment, faut pas regarder les coûts, hein ! On tourne partout autour de 1 euro (6,55956 francs, soit une inflation de plus de 600 % depuis le premier prix ! ! !)


Mais comme on vous le disait, dormez tranquille, braves gens, l’économie libérale est là pour notre votre bien !


Un petit site avec tous les tarifs, où l’on voit qu’il y a un numéro gratuit (sous toutes réserves, hein, je n’ai pas appelé tous les numéros pour vérifier) :
 
http://www.allo118.com/comparateur-tarifs-numeros-118/


Euh, je ne suis pas sure d’avoir beaucoup déplombé l’ambiance, mais bon :-))
par eddie publié dans : chabadoua
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Jeudi 18 mai 2006
C’est l’histoire d’une fille, au caractère bien trempé, ne supportant pas la contradiction et plutôt castratrice.
Elle est mariée avec un gars hédoniste, bon vivant, jovial et ouvert, au caractère bien trempé aussi mais plus coulant.

Elle a fait des études, manqué le concours de profs, s’est rabattue sur les impots et en est restée très amère. Elle n’a jamais voulu retenter le concours ou en passer d’autres, mais reproche indirectement à son mari sa situation. Elle n’a pas d’amis, sauf virtuels, elle a une haute idée d’elle même. Des passions, les travaux manuels, dont les points de croix et le scrap, où elle excelle.

Il n’a pas fait d’études, mais se debrouille, et de petits boulots en petits boulots, fait ce qu’il aime. Il a des amis, aime bien sortir et reçevoir, des passions, aussi, la moto puis la bière.

Ils ont une grande maison, sans chambre d’amis, sans matelas d’accueil. Ils ne reçoivent presque pas, et toujours sur sa demande à lui. Elle n’aime pas ses beaux-parents et sa belle-famille, il ne voit donc pratiquement plus ses parents ni ses frères et sœurs, bien qu’ils habitent à seulement 50 km.
Il aime la vie, a plein de désirs, Elle a toujours peur de manquer d’argent et le bloque dans ses envies.

Ils ont eu deux enfants, qu’ils adorent. Elle mère poule, surprotectrice, lui papa aimant mais peu démonstratif.

13 ans de vie commune, les rancoeurs qui prennent le desus, des fois, puis souvent, l’amour qui s’émousse, inconsciemment On reste car on ne concoit pas d’autre vie, on ne se pose même pas la question de manière consciente, mais le malaise, le mal-être est là.

Et un jour, Il rencontre l’Autre. L’autre est mariée aussi, dans la même situation de mal-être inconsciente. Ils apprennent a se connaître, se rendent compte qu’ils sont fait l’un pour l’autre.

C’est un déchirement, Il n’a pas envie de lui faire mal, à Elle, ni aux enfants, mais il se rend compte qu’il n’est pas heureux et que sa vie n’est plus là. Il hésite, longtemps, pense même renoncer à la quitter, la situation est difficile. Et un jour, Elle découvre le pot aux roses. Ensuite tout va très vite, Elle lui donne un ultimatum, il part.

Elle le vit mal, se sent trahie, normal. Elle ne comprend pas, elle n’avait rien vu venir. Lui essaie, tant qu’il peut de la ménager, de ménager les enfants. Elle veut divorcer de suite. Lui accepte, veut tout lui laisser. Si elle veut rester dans la maison, il lui donne sa part. Comme elle veut la vendre et partir, ils partageront, mais Il lui laisse tout le reste, les meubles, accepte ses conditions, les visites, la pension, tout. Il se sent tellement coupable.

Elle, trahie, quittée pour une autre, se drape dans sa dignitée. Comme il est partie pour l’Autre, la morue, ce n’est pas faute à elle, mais c’est l’Autre, la briseuse de ménage. Ce rôle lui va bien, mère bafouée, trompée, humiliée, elle le clame haut et fort et n'imagine pas se remettre en question.

Puis vient la vengeance. D’abord, elle lui interdit de voir ses enfants quand il le demande, mais uniquement un week end sur deux, bien qu’il habite à 10 km seulement d’eux. Ensuite,  elle lui fait payer, au propre et au figuré, sa trahison, en l’asphyxiant financièrement.
Lorsque, se rendant compte qu’Il ne verra pas ses enfants en dehors de ce qu'elle a décidé, il part vivre avec l’Autre, à l’autre bout de la France.

Là, Elle ne renonce pas, et commence un long travail de sape : ce sont Ses enfants, elle doit les protéger, faire en sorte qu’ils soient heureux. Leur père est parti, les a abandonnés pour aller avec sa morue, elle leur explique bien tout ça. Qu’ils soient heureux quand ils voient leur père est inconcevable, elle s’en charge.
Lui, les voyant peu, triste d’être loin et de leur avoir fait du mal, ne veut pas passer le peu de temps qu’il a avec eux à leur parler de son départ. Il ne contredira donc pas ce qu’ils entendent chez Elle.

La première semaine de vacances chez l’Autre est un calvaire, les enfants ont tellement été conditionnés à penser qu’ils allaient être malheureux, qu’ils en sont malades. Heureusement, ils voient par eux même que l’Autre n’est pas un monstre, et la deuxième semaine, deux mois après, se passe mieux. Les enfants sont même enthousiastes à l’idée de partir en camping en été.

C’en est trop pour Elle, cette idée est insupportable. Les dates de « partage » avaient été décidées d’un commun accord, mais elle fait une réservation commencant quand Il a les enfants sans lui en parler.
Lorsqu'elle lui en parle, bien plus tard, c'est pour lui demander de s'arranger lui, en le menacant de devenir méchante sil ne fait pas un effort.
Qu’Il ait prévu autre chose de son côté, voire réservé car c'est prévu qu'il ait les enfants à ce moment là, ne lui est pas venu à l’esprit ou en tout cas elle s’en fiche.
Lui, arrangeant, lui promet de voir comment faire pour la contenter mais sans rien avancer.
Mais elle, n'ayant pas eu de réponse positive sur le champ, explique aux enfants qu’ils ne pourront pas partir en vacances comme elle l'avait prévu car ils seront avec leur père.
Colère des enfants contre leur père.
E
lle clame son innocence, mais le mal est fait, les enfants sont fachés contre leur père, qui s’était pourtant arrangé dès le lendemain, et ne veulent plus partir avec lui. Ils lui raccrochent même au nez et ne veulent plus le voir.

C’est l’histoire d’enfants, qui ne demandaient rien à personne, dont les parents divorcent, et qui ont du mal à l'accepter.

C’est l’histoire d’enfants qui deviennent objet de vengeance pour une mère rendue aveugle par la colère et le ressentiment.

C’est l’histoire d’enfants qui se voient dire tous les jours que leur père les a abandonnés pour une pétasse.

C’est l’histoire d’enfants tristes, qui se rendent malades chez leur père pour faire plaisir à leur mère.

C’est une histoire triste qui n’a pour l’instant pas de fin heureuse.
Si quelqu’un sait comment faire !

Toute ressemblance avec des personnages existants est.
par eddie publié dans : Lex
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Mardi 16 mai 2006

Ben oui, je sais, j'ai super honte, mais je vais m'en remettre. Avec tout ce qu'on a a ranger, les piles de linges, de papiers qui s'entassent, les courses à faire,pas le temps pour faire de la littérature. Donc voici un questionnaire, même si on ne me demande rien, je le dis, na !

Doncques, sous vos yeux ébahis :

-Moi et un animal que je ne pourrais jamais manger:

Des aliments de tous les jours : des sardines à l'huile ! et sinon, des vers ou des insectes… Moi et un truc que j’adore et que c’est mal d’en manger : un gâteau au chocolat avec de la crème au beurre !

-Moi et mon permis de conduire:

du premier coup, fidèle, complet J

-Moi et un truc qui me fait fermer les yeux:

les blessures en gros plan à la télé, le sang et Le pen

-Moi en mieux:

euh…Chéri dit qu’il n’y a pas mieux, mais je pense que quelques cm de tour de taille en moins me feraient plaisir J

-Moi et le pire truc au monde:

la maltraitance, la guerre, les salauds qui s’enrichissent sur la misère des autres…(je sais, ça fait nunuche, mais je ne vois pas beaucoup pire, en fait), et aussi Bataille et Fontaine, ça c'est inhumain !

-Moi et un secret:

Une tombe, sauf avec ma copine, qui sait presque tout, mais qui n’en fait rien vu qu’elle habite à 400 km !

-Moi et une inculture flagrante:

Ben j’avoue que j’ai des connaissancesde base sur pas mal de matières, mais l’économie, ça, je n’y arrive pas. Quoi, la "science" économie, parceque l'économie, sinon, j'ai bien des idées, mais quand on voit comment c'est appliqué, je me dis que j'ai raté mes cours au lycée...

-Moi et mon premier amour:

J’avais 16 ans et lui 15, ça a duré 2 ou 3 mois, je ne sais même plus ! Et tout en platonique, juste des bisous ! Mais de toute façon, je croyais que c'était l'amour, et en fait non puisque je viens juste de le trouver ;-)

-Moi et mon premier acte héroïque:

Euh, ça dépend où se situe l’héroïsme ! Ca fait plus de deux mois que je ne fume plus. Ou alors, je peux résister au rayon pâtisserie ! Ou aussi, je ne met pas un zéro à l’élève qui m’énerve, ne fait rien, mais j’essaie de l’aider… bref, l’héroïsme, on peut en trouver partout, hein (ça rassure vachement de dire ça, en fait !). Je ne raconterais évidemment pas la fois où j'ai sauvé une famille entière de la noyade lorsque leur bateau a dématé dans la tempête après que j'ai étranglé à main nue le requin qui menaçait de les faire chavirer, je suis bien trop modeste pour ça, donc vous ne saurez rien.

-Moi et mon prochain achat:

ben on va d’abord combler le vide abyssal de mon compte en banque avant de penser pouvoir acheter quoi que ce soit d’autre que des pâtes Lidl, ou du riz, aussi, ça change des patates.

-Moi et ma vie:

Radicalement changée : nouvel amour (le vrai, le grand, celui là, j’en suis sûre, qui dure toujours), bon contacts avec le père des enfants, boulot qui me plait, des passions à côté, des chouettes enfants, la provision de boules quiès qui va avec, bref, elle me plait ma vie !

-Moi et les blogs :

ça fait pas longtemps, mais je vais consulter régulièrement ceux qui me plaisent !

-Moi et ma fringue fétiche:

euh… j’en ai pas, en fait. Sauf pour Chéri, mais ça, c’est secret ! :-)))

-Moi et le cinéma:

le quoi ? ça existe ? Ils en font aussi pour les familles avec des enfants ?

-Moi et les odeurs:

super important, ça ! l’odeur d’un bébé, l’odeur de Chéri, la terre mouillée après la pluie, la forêt, bref, je suis très sensible aux odeurs

-Moi et l'informatique:

j’utilise très souvent, je maîtrise ce dont je me sers, je tripatouille des fois, en espérant améliorer le fonctionnement, et au bout de quelques heures, je cherche juste à revenir là ou j’en était au départ…

-Moi et le café:

le matin, avec du lait, et pas beaucoup plus. Il aurait fallu écrire pour mon cas " moi et la bière " : pas trop fraîche, beaucoup en cuisine, houblonnée à souhait, corsée en apéro, légère en rentrant du boulot affalée sur la terrasse, surtout pas aromatisée ou industrielle, en tout cas le moins possible !

-Moi et les livres:

J’en ai dévoré des étagères entières, presque plus depuis que j’ai deux monstres qui m’empêchent de me fixer sur quelque chose plus de 5 minutes. Je ne lis pas le soir, car je suis incapable de lâcher un livre commencé, je termine donc souvent à 3 ou 4 heures du matin…

-Moi et les tâches ménagères:

J’ai pas le choix, on est bien obligés, mais le moins possible, hein.

par eddie publié dans : chabadoua
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Samedi 13 mai 2006
Ce week end,Chéri et moi-même, organisons avec notre association notre quatrième salon des bières artisanales. Bon, la bière, ça a mauvaise presse, mais pour qui veut bien ouvrir un peu ses horizons, la bière c'est plus vieux que le vin, et ça a une palette de gouts aussi sinon plus intéressante ! Bref, nous sommes tous les deux plongés dans le pain liquide (une bouteille de bière maison à qui sait d'où vient l'expression!) et nous aurons donc du mal à trainer sur le web, occupés que nous serons à répondre aux centaines de visiteurs du salon (1100 l'an dernier, quand même !)
Rendez vous donc au plus tôt à lundi, et n'hesitez pas a decouvrir de nouveaux breuvages, l'essentiel étant qu'ils soient fait avec passion (donc, en général ,on évite l'industrie !)
par eddie publié dans : Pain liquide
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