Des hauts, mais ce soir, c'est bas. Très bas.
Je ne peux pas en parler... toujours ce besoin de ne pas embeter les autres, préférer se sacrifier soi plutôt que de gêner les autres...
Et puis ça servirait à quoi de faire des reproches ? Ce ne sont même pas des reproches... des constatations, oui.
Chéri bosse, tant mieux, c'est bien, il travaille toute la journée dans le froid, il rentre il est crevé, il n'a envie de rien faire. Normal.
Sauf qu'il y a des moments où j'en ai marre de penser aux autres, de trouver des excuses à tout le monde.
J'ai toujours géré toute seule, quand j'étais avec M, je ne me posais pas questions, je n'avais pas le choix.
Depuis que je suis avec Chéri, c'est le jour et la nuit, c'est vrai, mais ce n'est hélas pas parfait non plus...
Alors que j'ai passé mes deux premières grossesses toute seule (dans tous les sens du terme, j'en reparlerai), là, Chéri m'avais dit qu'il s'occuperai de moi, que je n'aurai rien à faire, qu'il me
chouchouterai, tout ça... Et je sais qu'il le pensais, qu'il est sincère, qu'il veut vraiment le faire.
Seulement voilà, d'abord, je bossais, il s'occupais quand même pas mal des enfats, et puis au début, ça va, je ne suis pas trop crevée, et puis son stage est arrivé, 3 mois où il a été "absent"
,rentrant tard et fatigué, et moi aussi j'étais fatiguée, de plus en plus, mais je n'ai rien dit.
Le stage fini, j'allais voir ce que j'allais voir, les travaux qui avancent, des massages pour moi, le bonheur, quoi.
Sauf que son patron le rappelle.
Et qu'à nouveau il rentre crevé.
Et comme moi je ne bosse plus, je n'arrive pas à "réclamer", je suis là à me reposer toute la journée, vous savez, la faignasse de prof en congé maladie, quoi... (non, Chéri ne m'a jamais dit ça,
attention, c'est juste l'image que j'ai de moi)
Mais j'en ai marre de toujours penser aux autres.
Moi aussi je suis fatiguée, je dors mal, dans deux mois, je ne suis plus enceinte, et j'aurai passé cette grossesse comme les autres, à assurer seule la plupart du temps. Bon, oui, il m'a aidée,
c'est vrai, sur le quotidien.
Mais je voulais aussi être chouchoutée, moi, j'y croyais.
Là, il m'a encore promis, la semaine prochaine, il ne travaille plus, il s'occupera de moi.
Mais moi, je n'y crois plus.
La semaine prochaine, c'est noel, on sera à courir partout, ensuite, on aura les 4 enfants, ensuite, on rentre et je suis sure qu'il y aura encore des imprévus qui feront que rien n'avancera... Je
n'y crois plus, c'est tout.
Commentaires