Vendredi 14 mars 2008

J'ai reçu ça par mail et il fallait que je vous en fasse part !
A votre avis, qui a plagié qui ???


shrek.jpg

par eddie publié dans : politoc
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Mardi 11 mars 2008
Ce soir, à ne rater sous AUCUN prétexte :

Le monde selon MONSANTO, sur Arte à 20h45.

Vous saurez enfin tout sur cette firme "sauveuse" de l'humanité grace à ses OGM...

Voici la  critique TELERAMA

2T
Documentaire de Marie-Monique Robin (Fr/Can, 2008). 105 mn. Inédit.
Plus que d’une entreprise spécialisée dans les biotechnologies, c’est d’un monde que traite ce documentaire. D’une société tentaculaire, dont l’histoire centenaire est entachée du sang de millions d’êtres humains. Notamment au Vietnam, où l’épandage de l’agent orange par les Américains fait encore des victimes. Mais aussi d’une multinationale prospère, leader des OGM et premier semencier de la planète, qui n’a de cesse d’accroître son emprise sur le monde agricole, et menace notre sécurité alimentaire.
Pour embrasser un tel sujet sans trop simplifier ni égarer le téléspectateur, Marie-Monique Robin a opté pour un mode de traitement didactique. Ce que son film y perd en élégance formelle, il le gagne en compréhension. Face à son ordinateur, cette excellente journaliste nous associe à la progression de son enquête, naviguant d’un site à l’autre, avant de nous mener dans une ville d’Alabama polluée par des huiles chimiques, dans des champs de maïs mexicains contaminés par les OGM, ou dans les plantations de coton transgénique d’une région d’Inde où les paysans se suicident chaque année par centaines. Sa démonstration permet aussi de saisir les moyens crapuleux ou retors employés par la firme pour désarmer ses opposants et obtenir des gouvernements qu’ils lui permettent d’étendre son empire.
François Ekchajzer 


Bon, si vous êtes déprimés, vous aez une excuse pour ne pas regarder, je pense que le bilan ne doit pas être à mort drôle...
Mais ça doit redonner l'envie de mordre à ceux qui commencent à fatiguer...
par eddie publié dans : politoc
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Mercredi 30 janvier 2008
(Edit : le texte ci-dessous n'est pas de moi, je retranscrit juste ;-p)

La technologie moderne permet de pirater des choses incroyables. Ainsi, l'enregistrement "live" du dernier Comité Directeur de la Société Générale a été fait via le réseau interne de la compagnie. pourtant, certains ont réussi à le pirater.
En voici une transcription:


    - Bon, les gars, on déconne, on déconne, mais on s'éloigne des vrais problèmes. Qui veut un calva ? J'ai du 80 ans d'âge que je fais venir directement de la ferme. Une rareté.

    - Qui a pris les cigares ? Jean-Eudes, faites pas le rat, renvoyez les havanes par ici.

    - Messieurs ! Quand vous aurez fini de vous torcher, on en reviendra au sujet du jour. Où est Roger ?

    - Aux toilettes, monsieur le président, il a du mal à digérer la purée de céleri.

    - Bon, puisque notre directeur financier est malade, je vais moi-même rentrer dans le sujet. Peuf... Peuf... (il allume un cigare).
Messieurs,
Comme je le disais, l'heure est grave. Merci pour le calva, Pierre-Henri. Les calculs faits par ma stagiaire cette nuit montrent que nous avons perdu entre 5 et 9 milliards par la faute de ces gros ploucs d'amerloques.

    - Font chier, ces yankees. On ne peut plus faire confiance à personne !

    - Silence, Charles-Edouard ! Il est trop tard pour nous lancer dans une analyse de risques approfondie. La question du jour est : qui va porter le chapeau ?

Silence général. Tout le monde se regarde bizarrement.

    - Non, ne vous inquiétez pas, on n'en est pas encore à foutre des cadres dirigeants à la porte. Le plan social, on le fera sur les guichetiers, faut pas que déconner. Non, mais sérieusement, faut trouver un clampin à faire dégager rapido. De préférence, un qu'aucun d'entre nous ne connaît, histoire de dire qu'on n'était pas au courant.

    - Oui, monsieur le président, mais qui ?

    - Je sais pas moi, je suis pas là pour tout faire, non plus. Y'a personne que vous voulez virer ? Un trou de balle, un minus, mais avec une bonne gueule de psychopathe, qu'on pourrait montrer à la télé en disant "tout est de sa faute" ?

    - Oui, comme les anciens hébreux chargeaient un bouc de leurs péchés avant de l'envoyer dans le désert...

    - Charles-Hubert, vous nous les pétez menu avec vos histoires de curetons. C'est pas parce que vous avez passé 15 ans chez les jèzes qu'il faut la ramener à chaque codir. La dernière fois, c'était Saint-Paul à Damas pour illustrer le moment où Bernanke a compris qu'il était dans la merde, et la prochaine fois, vous nous faites quoi ? Sodome et Gomorrhe ? Le Déluge ?
Allez, on y va, on me donne un nom.

    - Mais, président, on ne les connaît pas, les noms des collaborateurs. On leur parle à peine, et encore, seulement pour les engueuler.

    - Bon, OK, je vois, c'est encore moi qui vais tout faire. Pierre-Matthieu, passez-moi votre portable. Le trombi de la boîte, il est où ?

    - Ici, monsieur le président.

    - Putain, ces tronches de tarés qu'ils ont ! Eh, aux RH, vous avez jamais pensé à donner des consignes, genre "éviter d'embaucher des demeurés" ?
Bon, on va pas s'en sortir, je clique au hasard... Tiens, celui-là,
Bernard Hurningh, vous en dites quoi ?

    - Il est conseiller clientèle à Dôle, monsieur, personne ne croira jamais qu'on a perdu 5 milliards à cause de lui.

    - Même en magouillant avec la Suisse ?

    - C'est plus ce que c'était, monsieur, la Suisse. Le secret bancaire n'est même plus garanti, ils seraient foutus de nous prouver qu'on raconte des craques.

    - Mouais, va falloir taper dans le lourd. Celui-là, Marc Brice, à votre avis ?

    - Directeur financier d'une sous-filiale de spécialisée dans le prêt agricole, monsieur. C'est la bourse qui craque, pas le marché du purin.

    - Faites le malin, Jean-Edourad, foutez-vous de ma gueule. Bon, celui-là, il a une vraie tronche de vainqueur. C'est mon dernier mot, vous vous sortez les doigts du cuI et vous me le mouillez à mort. Jean-Gui, en tant qu'ancien membre du cabinet de l'Élysée sous Mitterrand, les barbouzeries, ça vous connaît, non ?

    - Oui, on peut magouiIIer un peu le système informatique, histoire de faire croire qu'il nous a truandés. Faites voir le nom ?

    - Kerviel, Jérôme Kerviel. Encore un de ces petits merdeux qui croient qu'ils vont devenir riches parce qu'ils passent des ordres de bourse toute la journée sur leur écran. On dirait des hamsters sous acides, ces branIeurs. Allez, celui-là paiera pour les autres.

    - Mais, monsieur, 5 milliards sur le dos de ce trou de balle, personne n'y croira jamais !

    - Je vous signale, mon petit Charles-Edouard, 80% des français se sont déplacés il y a un peu plus de six mois pour départager une dinde hystérique, et un velléitaire complexé par sa taille, alors vous savez, le sens critique de ces glandus... Bon, on y va. Plan média, bidonnage informatique, communiqué de presse, plan social en back up, je veux tout ça sur mon bureau demain matin. Et vous me supprimerez le coupon de cette année, ça fera les pieds à ces connards d'actionnaires.
Quelqu'un reveut du champ ?
par eddie publié dans : politoc
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Mardi 18 décembre 2007
Après une semaine harassante :
un dictateur terroriste repenti
un coup de fil à Poutine discutable
des ministres et un gouvernement déchiré
les tentes qui refleurissent
les chiffres de la croissance qui sont mauvais
la grogne générale

Comme par hasard
notre vénéré Talonettes 1er commence la semaine dans les paillettes, le glamour, les magazines de papier glacé...

Hasard ?
et mon cul, c'est du poulet ?
(de Saint Sever, label rouge)
par eddie publié dans : politoc
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Lundi 12 novembre 2007
Entendu ce midi à la cantine :

"finalement, si on y pense, Sarko, il a quand même appliqué son programme"

Regard ahuris des convives

"ben oui, il promettait la rupture avec avant, et aussi de travailler plus pour gagner plus, non ?"

On acquiesse "oui, mais quand même"

Le collègue reprend :
"il a rompu avec sa femme, non ?
de plus il est toujours en train de travailler et il gagne trois fois plus qu'avant, non ?
Alors il a bien appliqué son programme...


Il n'avait juste pas précisé à QUI il s'appliquait !"

par eddie publié dans : politoc
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Lundi 22 octobre 2007
Je ne comprends pas pourquoi on veut me faire lire à mes élèves la lettre d’un promoteur immobilier… Je sais qu’il paraît que les prix baissent et avec leur crédits sur 40 ans, il est plus que temps que mes élève s’en occupent s’ils veulent être propriétaires avant leur retraite avant de mourir, mais je ne comprends pas pourquoi c’est à moi de lire ça.
Il paraît que ça vient de notre président… je touve que c’est un peu voyant, ça, comme piston, quand même, hein, même si ce guy Hoquet est son grand copain, faire lire sa lettre immobilière par tous les profs le même jour, c’est un peu trop…

Ah, on me souffle dans l’oreillette que j’ai fait une coquille dans l’écriture, que c’est pas Guy Hoquet, mais Guy Moquet, jeune communiste de 16 ans arrêté puis fusillé, qui a écrit une lettre à sa maman disant qu’il allait mourir et qu’il l’aimait beaucoup et tout ça…

Effectivement, je viens de voir cette lettre, elle est très poignante.
Mais je voudrais bien savoir en quoi ça concerne mon programme d’Automatismes et Informatique Industrielle.
Je dois VRAIMENT arrêter mon TP en cours pour leur lire ça ? Coupé de toute référence et de tout contexte historique ?
Ou alors je dois aussi prendre en plus, sans aucune formation à ça, le temps d’un débat sur l’engagement ? Ils veulent VRAIMENT que je parle politique à mes élèves ? Ben vont pas être déçus du voyage, hein ! ! !

Bref, tout ça pour dire que notre Phare Suprême
peut se la carrer où je pense, sa lettre, il est hors de question que je la lise dans de telles conditions.

Il aurait demandé à prévoir dans les lycées une demi journée pour parler de tout ça, encadré par des profs compétents en histoire et/ou philosophie, avec des interventions d’historiens, de résistants, etc, alors OUI, j’aurai avec plaisir participé à ça.
Mais imposer une lecture brute et puis démerdez vous, c’est du grand n’importe quoi.



Freezia, je pense très fort à toi, je te maile dès que je peux me poser vraiment pour t'écrire.
par eddie publié dans : politoc
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Vendredi 19 octobre 2007
Bah, en fait, ils sont déjà divorcés.
Le consentement mutuel devait être le seul mode de divorce compatible avec son statut.

Mais une question me turlupine (et RdT se l'est aussi posée hier) :

Si ça fait un moment que le divorce est prononcé :
- pourquoi tout ce mystère pendant des jours avec pour toute réponse officielle "pas de commentaires"
- pourquoi l'annoncer JUSTEMENT le jour de la grève (bien suivie et réussie, en plus) ??


N'y aurait-il pas essai de récupération de l'information ?
Rhooooo comme j'ai l'esprit mal placé....
par eddie publié dans : politoc
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Jeudi 18 octobre 2007
Ce n'est plus un secret pour personne, enfin presque...

Notre bien aimé président, notre guide, notre phare, est triste.
Sa femme, cette dévergondée, le quitte. Elle se barre, elle s'enfuit.

Il paraitrait même qu'elle a été consulter un avocat pour la procédure de divorce.

Oui mais...
Un détail...
Le statut pénal du chef de l'état : son immunité lui permet de n'etre présentable devant AUCUN tribunal (sauf haute trahison, il me semble), y compris pour un divorce. (véridique, en tout cas, entendu hier à la télé !)

Moi, je dis, il est torp fort, Sarko : il a trouvé le moyen d'empêcher sa femme de divorcer !!! Il va falloir qu'elle attende 5 ans ! Mouhahahaha !

Et la phrase qui tue, du journaliste : la ligue des droits de l'homme peut s'emparer de cette affaire puisque Cecilia serait la seule femme de France à être empéchée de divorcer...

Si c'est pas mimi tout ça...

Et ça gagne bien comme retraite,  future ex première dame de france ?
par eddie publié dans : politoc
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Dimanche 14 octobre 2007
J'en ai déjà parlé ici, sur les retraites spéciales, (même avec des gardes fous, je trouve ce système honteux !).

J'ai vu un lien sur le blog de catherine, et je vous remet le texte en entier, il vient d'ici.
Ca parle des durées cotisations, c'est très instructif !!!
 
 

Retraites : 37,5 torchons ou bien 40 serviettes ? par Claude Danthony, maître de conférences de mathématiques

 
Un grand battage médiatique ne cesse actuellement d’opérer une comparaison entre le nombre d’annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein : 37,5 dans le public et 40 dans le privé, et de déduire de ces deux chiffres que c’est inéquitable. Mais personne ne pense à préciser que le même mot " annuité " correspond à des réalités tellement différentes dans les deux régimes que la comparaison n’a guère de sens : autant ajouter des torchons et des serviettes ! Démonstration :

Nous avons tous appris à l’école qu’on n’ajoute pas des choux et des carottes ou des torchons et des serviettes. Tout comptable sait que des comparaisons ne sont valables que si elles sont effectuées " à structure comparable ". En tant que scientifique, j’ai le devoir, lorsque je compare deux données chiffrées, de commencer par vérifier qu’elles correspondent à la même réalité, par exemple sont exprimées dans la même unité. Sinon, on peut faire dire absolument n’importe quoi aux chiffres. Le mot " annuité " correspond en fait à un nombre issu de calculs totalement différents dans les deux régimes. En gros :

Dans le public, le nombre d’annuités correspond au temps où l’on occupe effectivement un emploi, au prorata du temps de travail (ainsi, 1 an de travail à mi-temps donne une demi-annuité, 1 an à 80% donne 0,8 annuité, etc.)

Dans le privé, c’est bien plus compliqué. Cela dépend d’abord des sommes perçues : on valide, pour chaque année civile, un nombre de trimestres correspondant au salaire soumis à cotisations dans l’année. C’est ainsi, pour prendre un exemple, qu’un cadre qui a travaillé 3 mois dans une année civile obtiendra une annuité entière (alors qu’un smicard qui a travaillé 3 mois n’obtiendra lui que 0,5 annuité : est-ce bien équitable ?).

De même, un an de travail à mi-temps compte pour une annuité complète. On rajoute ensuite certaines périodes non travaillées : chômage (en partie), congé parental (sous conditions), etc.

A cela s’ajoutent des bonifications qui diffèrent totalement entre les deux régimes, dont la bonification pour enfant accordée aux mères (2 ans dans le privé, 1 dans le public)(1). En résumé il est parfois plus " facile " d’obtenir des annuités dans le privé que dans le public. Voilà un exemple qui montre bien les limites de cette comparaison.

Puisque les médias se sont fait l’écho de certains avantages (oubliant les inconvénients) des femmes fonctionnaires mères de 3 enfants, prenons l’exemple d’une mère de 3 enfants qui décide de travailler 8 ans à mi- temps pour les élever :

Si elle est dans le privé, elle aura une bonification de 6 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront pour huit annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (40 annuités), il lui faudra donc obtenir 40-8- 6, soit 26 annuités supplémentaires.

Si elle est fonctionnaire, la bonification sera de 3 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront pour 4 annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (37,5 annuités), il lui faudra donc obtenir 37,5-3-4, soit 30,5 annuités supplémentaires, c’est-à- dire travailler effectivement 30,5 années à plein temps.

Est-ce bien équitable ?

Tout cela pour dire que comparer le nombre d’annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein dans les deux régimes et en déduire que ce serait inéquitable car 37,5 est inférieur à 40 n’a aucun sens et relève de l’imposture. D’autant plus que la notion de " retraite à taux plein " n’a strictement rien à voir entre les deux régimes et qu’on ne tient pas compte des retraites complémentaires du privé !

Un jour où j’avais pris un énarque en flagrant délit de comparaison de chiffres incomparables, il m’avait répondu : " D’accord, mais vous, vous vous intéressez au sujet. Pour les gens, il faut des idées simples ". Je ne voudrais pas que l’opinion publique soit convaincue que les fonctionnaires seraient des privilégiés du simple fait que les médias colportent une idée aussi simple qu’inexacte.

II n’empêche que cette stratégie de dresser le privé contre le public, sur la base d’une " idée simple " permet de faire passer au second plan certaines réalités. Elle permet d’oublier que la réforme Balladur de 93, en augmentant la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans (là on peut comparer les données puisque c’est le même régime), mais surtout par l’introduction de la décote et l’allongement de la période de référence, a déjà diminué et surtout va encore dégrader fortement les retraites du privé. Elle permet de faire passer au second plan que la réforme ne concerne pas les seuls fonctionnaires, puisque l’on va passer pour tous, de 40 annuités en 2008 à environ 42 en 2020. C’est faire oublier un des principes de ce projet de loi, qui me pose personnellement problème.

Alors que depuis le dix-neuvième siècle, l’augmentation de la richesse de la France (et des pays riches) est allée de pair avec une diminution phénoménale de la part de sa vie qu’une personne consacre à travailler, le projet revient sur l’histoire, en décidant que désormais, sur une vie, la proportion du temps consacrée au travail ne devra plus diminuer.

J’entends d’ailleurs tous les jours dans les médias des personnes me dire sur un ton docte et péremptoire : " il faut que les français comprennent qu’il faut travailler plus ". Soit, ils ont peut-être raison. Mais dans la mesure où une telle affirmation est contraire à ce qui s’est passé dans les 150 dernières années, je considère, en tant que scientifique, qu’ils doivent justifier leurs affirmations. Or je n’ai jamais entendu personne me donner un véritable argument selon lequel nous serions vraiment aujourd’hui dans une situation nouvelle justifiant une inversion du phénomène historique, c’est-à-dire une augmentation du temps de travail.

Elle permet de faire oublier que ce projet est un choix politique de faire supporter aux seuls salariés actuels (pas aux employeurs ou à l’impôt) le coût de l’augmentation de l’espérance de vie, en justifiant cela par une nouvelle " idée simple " : on nous répète qu’il n’y aurait pas d’autre choix, ce qui est bien sûr faux.

Surtout, cela permet d’occulter le fait que les inégalités au sein du privé sont bien plus criantes qu’entre le privé et le public. Dans le privé, tout va dépendre de la convention collective, de la taille de l’entreprise ou encore du temps partiel subi ou choisi. Vaut-il mieux être employé à temps partiel subi d’une PME du nettoyage ou à temps plein d’une grande entreprise, avec un accord 35 heures, un CE et une convention collective très favorables ?

Claude Danthony, maître de conférences de mathématiques à l’École normale supérieure de Lyon.

(1) Vous pensez peut-être que ce projet, qui se veut équitable, va revenir sur cette différence ? Détrompez-vous : s’il instaure une validation des périodes de congé parental, le projet supprime purement et simplement la bonification d’un an des femmes fonctionnaires, pour les enfants nés après le 1er janvier 2004 ! Mais la suite parait claire : s’il passe, vous entendrez dans quelques années à la télévision : " Dans le privé il y a une bonification de 2 ans par enfant qui n’existe pas pour les fonctionnaires, c’est inéquitable ". Et on supprimera la bonification des mamans du privé !


Je savais déjà une partie, notamment pour la prise en compte des enfants (c'est bizarre, hein, c'est rarement mis en avant, dans ce sens !) mais le reste ne fait que confirmer qu'on nous prend vraiment pour des cons !

Et le plus déprimant, c'est qu'il n'y a pas un seul "grand" média pour dire vraiment ce qu'il en est... information/désinformation... pffff



par eddie publié dans : politoc
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Vendredi 28 septembre 2007
Vu sur internet, et livré tel quel, sans vérification (là, j'ai pas le temps)


un petit effort pour nos députés au chômage !
 
Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros  = 60 mois x 6952 euros.

 C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord !
A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront " à vie " 20 % de ce traitement : soit 1390 euros par mois.
Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les "golden parachutes" de nos députés.
Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative.

Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat !
L'information sur la nouvelle indemnité "chômage" des députés a été révélée par "Le Canard Enchaîné" le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...).
Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.
Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour - selon info sur site Assemblée nationale - de 5178 euros, soit 6 952 euros brut. 

Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 euros sur 5 ans ! Sans parler ce ce qu'il leur coûtera " à vie " ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L 'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle.
Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie" , ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée :  "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction" .
Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence)

Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base : 5 400, 32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58  euros 
Soit  brut mensuel 6952,91 euros  .

Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros
Soit net mensuel 5 177, 66 euros.

Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis !
Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale"... bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.


Comment on fait, pour être député ???
par eddie publié dans : politoc
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