Ce matin, j'arrive toute guillerette dans ma salle à 7h30 (sissi !), je fais les photocopies de l'interro prévue depuis longtemps (j'aime bien les interros, pendant ce temps,
je peux aller sur internet blogguer préparer mes cours, ranger mes classeurs, etc...).
8h sonne, des élèves arrivent, normal, quoi...
Et là, ils me disent, "madame, on est tous là, les autres ne viennent pas"
"QUOI ??? C'est pas grave, l'interro est prévue depuis longtemps, ils n'ont pas à sécher, je la fais quand
même, ce sera plus rapide à corriger pour moi" (oui, je peux être peau de vache, si je veux, d'abord.)
Et là, ils me répondent "oui, mais c'est pas notre faute, c'est les grévistes qui bloquent les portes, on ne peut pas rentrer, nous on est rentrés juste,
mais maintenant, on ne peut plus sortir, et les autres, ils peuvent pas rentrer"
Un petit tour au bureau du chef de travaux pour déméler le vrai du faux...
Oui, il y a bien manif sauvage des élèves (pour être avec les facs, contre les fermetures des BEP, parce qu'il fait beau, pour pas aller en cours, parce que le copain est là,
etc...)
Et donc, je me retrouve avec 3 élèves sur 12...
"Bon, ben tant pis pour l'interro... on va réviser les TP que vous auriez eus", ils étaient contents, ils ont fait cablage, oscillo, tout bien
révisé...
Et là, cet aprèm, rebelotte, j'ai un groupe qui doit aussi être en interro, mais là, ils font mieux, j'ai pas un élève...
Et le pire : c'est que même sans aucun élève, je suis censée rester dans ma classe pendant toutes mes heures oficielles. C'est-y pas beau ?
Demain, des bruits courent sur le possible blocage du lycée par les élèves... mais avec ou sans élèves, je serais présente...
Bon, ça peut se discuter, mais personnellement, ça me gonfle de faire deux heures de route si je suis sure de ne pas avoir d'élèves... mais bon, hein, l'administration veut être
sure qu'on ne nous paye pas à rien faire chez nous, autant nous payer à rien faire au boulot ;-p
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